
Didier Gaillard, chef de secteur en restauration commerciale témoigne de son ressenti et de son quotidien depuis la reprise d’activité.
Didier, parlez-nous de la reprise d’activité ?
La reprise a été assez tendue. D’abord à cause de la Covid et du confinement ; les clients ont réouvert du jour au lendemain, il a fallu gérer la charge de travail dans l’urgence. Mais aussi parce que nous avions beaucoup de saisonniers sur le plateau ardéchois. Il a donc été compliqué de rencontrer les clients. Nous avons revu le planning de visites pour optimiser les relations clients.
Comment avez-vous vécu le passage à ONE ?
Même si le passage à ONE s’est déroulé dans une période qui n’était pas forcément facile ni adaptée à une passation, dans l’ensemble ça s’est bien passé.
Qu’est-ce que ça change d’être devenu Sysco ?
Le développement des gammes avant tout ! Avec plus de 6000 références, on a beaucoup plus de produits, c’est une découverte permanente. Il faut gérer les visites avec ces nouveautés mais au fur et à mesure ça va mieux. On a eu des formations produits pour nous mettre sur le chemin et entre collègues on s’entraide, on se partage des conseils !
Pouvez-vous nous parler de l’épisode de solidarité ?
C’est arrivé d’un coup, cet été sur le site de Pierrelatte. On savait qu’on manquait de préparateurs et du jour au lendemain la situation s’est aggravée à cause d’un cluster Covid. Entre les congés et les personnes positives à la Covid, il ne restait que 50% des effectifs. Nous avons reçu un e-mail nous demandant si nous pouvions aller aider. Les commerciaux se sont mobilisés, venant des quatre coins de la région.
Au départ, on nous a demandé d’aider pour deux jours. Comme j’habite à 2h de Pierrelatte, je n’y suis pas allé tout de suite. La demande a été prolongée donc je suis descendu deux jours puis une semaine complète. Le soir, de 16h à 1h du matin, on faisait la préparation et vers 8h du matin j’étais au bureau pour donner un coup de main avec les appels aux clients qui n’étaient pas livrés.
L’épisode de solidarité a duré environ 3 semaines, jusqu’au 31 août. Puis on nous a dit que les effectifs étaient de nouveau au complet et l’activité a repris normalement.