Découvrez l’interview d’Olivier Pitard, qui a vécu une situation de mobilité interne au sein du Groupe Sysco.

Vous occupez aujourd’hui le poste de directeur d’exploitation. Pouvez vous nous raconter en quelques phrases votre parcours chez Sysco ?
Après avoir démarré ma carrière chez un concurrent, j’ai intégré la société Brake sur le site d’Aubagne en 2012 au poste de Responsable transport. Il y avait de nombreuses difficultés à l’époque sur ce site et cela a été un véritable challenge pour moi de l’intégrer à un poste de manager. J’ai cependant réussi à mettre en place des process et en 2019 est arrivée la livraison unique, suite à la fusion Brake/Davigel. Dans ce cadre-là, je suis allé aider le dépôt de Nice pendant quelques temps avant d’aller prêter main forte à Velaux. En plus de mon poste de Responsable transport, j’ai également pris la mission de coordinateur ISO22000 et cela m’a permis de rencontrer de nombreux interlocuteurs, de différentes régions.
Même si je me plaisais bien dans le sud, j’ai souhaité à ce moment de ma carrière me rapprocher de la région parisienne pour des raisons personnelles. J’ai donc postulé sur des postes de Directeurs d’exploitation sur Rungis et Tôtes et ai été retenu en novembre 2020 sur le second.
Qu’est-ce qui vous a incité à postuler à une offre interne ?
L’évolution vers un poste de directeur d’exploitation représentait pour moi l’aboutissement de ce que je voulais faire, ayant débuté ma vie professionnelle au poste de Chauffeur livreur. Ma motivation était donc double : personnelle car je souhaitais me rapprocher de ma famille et professionnelle car ce poste représentait pour moi le dernier échelon à atteindre. Dans ma démarche, j’ai été soutenu par ma hiérarchie qui m’a fait confiance mais également par mes pairs que j’ai rencontré au cours de mes années dans le sud et qui m’ont soutenu et prodigué leurs conseils pour réussir.
Comment s’est passée votre intégration sur ce nouveau poste/ dans cette nouvelle équipe/zone ? Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?
La principale difficulté que j’ai rencontrée dans cette mobilité a été l’adaptation géographique car j’arrivais au sein d’une région que je ne connaissais pas vraiment. Coté professionnel, j’ai également rencontré quelques difficultés liées à la méthode de management de mon prédécesseur qui était très différente de la mienne. J’ai également pu ressentir des difficultés d’intégration, étant ex-Brake et arrivant sur un site ex-Davigel. Mais j’ai pu apporter de nombreux changements comme la mise en place de moments de convivialité avec des petits déjeuners avec les équipes. J’entretiens également de bonnes relations avec le commerce avec qui nous avons de nombreux projets communs. Enfin, j’essaye de rester au plus près de mes collaborateurs car être sur le terrain est à mes yeux essentiel pour mener à bien son rôle de directeur.
Quels sont vos prochains projets professionnels ? envisagez vous à nouveau de changer de poste un jour ?
Pour l’instant, il est encore un peu tôt pour me projeter dans le futur mais je me vois bien continuer d’exercer mon poste de Directeur d’exploitation avec un périmètre plus large, dans plusieurs années. Pour l’instant, ma priorité est que mes sites soient aux attendus, et que les gens qui y travaillent se sentent bien.
Un mot de la fin pour les collaborateurs Sysco qui envisageraient une mobilité ?
Si je ne devais donner qu’un seul conseil appris de toutes mes années d’évolution, ce serait qu’on grandit de ses erreurs. Il faut sans arrêt se remettre en question car rien n’est jamais acquis. Il faut aussi croire en son envie de progresser, malgré les difficultés et les déceptions. Tout ceci demande des sacrifices mais il faut retrouver la motivation de pouvoir se dépasser malgré tout. Et se dire que rien n’est impossible !